Mourinho explose après le clássico et s’en prend à Lucho González

Le clássico entre Benfica et le FC Porto a tenu toutes ses promesses… jusqu’à déborder bien au-delà du terrain. Dimanche soir, au terme d’un match spectaculaire conclu sur un nul (2-2), la tension accumulée pendant 90 minutes a explosé dans les dernières secondes et s’est prolongée en conférence de presse. Et comme souvent dans ces moments-là, José Mourinho s’est retrouvé au centre de la tempête.

Mené 0-2 à domicile, Benfica est parvenu à arracher l’égalisation dans les derniers instants, déclenchant une fin de rencontre électrique au Estadio da Luz. Dans un climat déjà très tendu, Mourinho a été expulsé par l’arbitre, furieux notamment après un penalty que les Lisboètes estimaient évident mais qui n’a jamais été sifflé.

Mais c’est surtout l’après-match qui a fait monter la température d’un cran supplémentaire.

Un geste polémique, une expulsion et une version contestée

Selon l’arbitre de la rencontre, Mourinho aurait été exclu pour avoir lancé un ballon en direction du banc du FC Porto. Une version que l’entraîneur du Benfica rejette catégoriquement.

En conférence de presse, le technicien portugais a livré sa propre lecture de la scène, avec son style direct et provocateur.

Selon lui, les ballons qu’il a envoyés l’ont été vers les tribunes pour célébrer l’égalisation et offrir un souvenir aux supporters présents au stade.

Une explication qui ne l’empêche pas d’être resté particulièrement agacé par l’incident… et surtout par ce qui s’est dit sur le banc adverse.

La cible Mourinho : Lucho González

Très vite, Mourinho a pointé du doigt un membre précis du staff du FC Porto : Lucho González, ancien milieu de terrain emblématique du club et aujourd’hui adjoint de l’entraîneur Francesco Farioli.

D’après Mourinho, l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille l’aurait insulté à de multiples reprises pendant les tensions de fin de match.

L’entraîneur du Benfica affirme avoir été traité de « traître », non pas une fois mais à de nombreuses reprises.

Une accusation que Mourinho a tournée en dérision tout en laissant transparaître son irritation.

Selon lui, la notion de trahison n’a aucun sens dans le football moderne, où les entraîneurs et joueurs passent naturellement d’un club à l’autre au fil de leur carrière.

Dans son intervention face aux médias, Mourinho a rappelé son propre parcours — de Porto à Chelsea, puis à l’Inter Milan — en soulignant qu’il avait toujours donné le maximum pour les clubs qu’il dirigeait, évoquant même le passage de Lucho à l’Olympique de Marseille

Un clássico qui laisse des traces

Ce Benfica–Porto devait être l’un des grands rendez-vous de la saison au Portugal. Sur le terrain, le spectacle a été au rendez-vous avec un scénario renversant et une égalisation tardive des Lisboètes.

Mais au-delà du résultat, ce sont les tensions et les règlements de comptes qui ont marqué les esprits.

Entre un penalty réclamé, une expulsion contestée et une passe d’armes publique entre Mourinho et Lucho González, le clássico portugais a encore prouvé qu’il ne se jouait jamais seulement sur la pelouse.

Et connaissant José Mourinho, cette histoire pourrait bien ne pas s’arrêter là.

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